RECHERCHE

31 décembre 2012

CHANGEMENT CLIMATIQUE: AGRICULTEURS DE LA PLAINE DE LA RUZIZI AUX ABOIS.

 EDITORIAL

    Le changement climatique affecte le secteur vital des paysans pauvres: l’agriculture. Le budget 2013 a affecté moins de 2% à l’agriculture et le développement rural; or plus de 80% de la population vivent de la terre e RDC. Au niveau provincial, le Plan d’Action Prioritaire prévoyait pour une période de 5 ans contribué à la protection de l’environnement et la promotion de l’agriculture, mais les efforts fournis sont en dessous des attentes. Deux ans veulent s’écouler et le monde rural du territoire d’Uvira n’a rien bénéficié. 

    La lutte contre la pauvreté passera par le renforcement de capacité des paysans à s’adapter au changement climatique, dans le cas contraire nous menons un combat perdu d’avance. Car l’agriculture est la base de l’économie rurale.
Que dire des interventions actuelles dans l’agriculture, il faut reconnaître les efforts consentis dans la production de semence de qualité afin d’accroître la production, cependant les stratégies d’adaptation au changement climatique ne font pas partie intégrante et clairement définie dans beau coup de programme de la sécurité d alimentaire dans la plaine de la Ruzizi.

En plus de retard de pluie abordé dans ce numéro, les chiens en divagation  sont menacés de mort. Sans compagnie, les chiens seuls sont victimes de lapidation sans aucune forme de procès alors que le code pénal condamne la maltraitance des animaux.
             La déclaration universelle de droit des animaux ratifiés par les Etats membres de l’UNESCO en 1990 reste le seul outil juridique international de protection des animaux. En fin, la gestion de déchet figure parmi les difficiles à gérer dans la cité d’Uvira. surtout l’exposition sur la place publique  déforme l’image de la ville!              
La rédaction.

CHANGEMENT CLIMATIQUE: AGRICULTEURS DE LA PLAINE DE LA RUZIZI AUX ABOIS.

 
Désespérés, les  agriculteurs ayant déjà labouré attendaient la pluie pour semer, mais la pluie tardait à tomber. ‘’A cette période, déclare une paysanne octogénaire,  il pleuvait abondamment, mais voilà que nous sommes en début  décembre et qu’aucune pluie n’est tombée.’’

  Le constat de cette vielle paysanne corrobore aux prévisions scientifiques et arguments portant sur le changement climatique. La plaine de la Ruzizi souffre déjà de ce fléau. A Ndunda, les paysans ne cache plus leur désarroi  à cause de la perturbation  de climats observée. La saison sèche dure plus de mois qu’il y a de cela 30 ans. Et quand la pluie tombe, c’est avec retard et généralement avec plus d’intensité qu’au passage il y a toujours de dégâts ( inondation des champs, destruction des maisons d’habitation, etc.). Le Sud-Kivu se retrouve dans l’une des 2 zones les plus vulnérables au changement climatique en RDC . La plaine de la Ruzizi se trouvant dans la zone de basse altitude avec un environnement dégradé., donc  vulnérable  au changement climatique. La sécheresse climatique est un des ménaces qui pèse sur l’agriculture pluviale  dans la plaine de la Ruzizi.
  Les espaces irrigués et marécageux restent les seuls  endroits où les cultures peuvent échapper aux caprices du climat. La rareté de pluie s’accompagne de développement de certaines maladies qui, d’ailleurs, ravagent les cultures.  Les paysans de la plaine de la Ruzizi  sont confrontés à une des menaces la plus violente  auxquelles les pauvres font face actuellement dans le monde en développement.

   Avec cette perturbation, les prédilections scientifiques démontrent qu’il nous faut au moins un siècle pour maîtriser la situation. Pour ce faire, les paysans doivent imager des stratégies pour s’y adapter, mais abandonnés à leur triste sort, sans connaissance  et encadrement, les paysans de la plaine de la Ruzizi ont d’énormes difficultés  à développer des stratégies durables d’adaptation au dérèglement du calendrier agricole. 
Quelle sont les options d’adaptation au changement climatique en milieu paysan? Cette question sera répondue dans le prochain numéro de Tunza Mazingira.   


Par Clément  KK




LES CHIENS EN DIVAGATION MENACES DE MORT DANS LA CITE D’UVIRA


Ce dernier temps, quand le chien est seul dans la rue,  il suffit que quelqu’un cri  ’Imbwa  Imbwa
Imbwa’’( chien en français)
, pour que  les passants ( surtout les jeunes gens) commencent à le lapident. Généralement  personne ne le défend, comme si ce chien méritait ce sort. Les motivations de ces actes ne sont pas bien connus, mais il semblerait que certaines personnes à Uvira commencent à manger la viande de chiens . Ils profitent des occasions pareilles pour encourager la lapidation et s’occuper du cadavre après… Il faut rappeler que lorsqu’un animal est agressé, il devient très agressif contre les hommes, c’est pour quoi; à par la rage, certains chiens blessent les gens  lors de sa fuite.

   Ce genre de comportements contre les  animaux de compagnie de l’homme  ne sont pas à encourager. Car , sur le plan social, c’est manquer de la reconnaissance envers ces animaux qui nous aident  et sur le plan juridique, le code pénal (art.14) réprime ces  comportements inciviques. Enfin, la divagation de chiens est généralement liée à l’incapacité de propriétaire à le gérer. Chacun chien a un propriétaire, d’où  il serait mieux d’identifier et  immatriculer tous les chiens de la cité d’Uvira.  En  cas d’un chien en divagation et au lieu de le lapider,  grâce à son immatriculation, on peut identifier son propriétaire et l’interpeler  si son chien a causé de dégât.  Les chiens comme les chats sont des animaux de compagnie de l’homme. Ils lui rendent de services utiles. Désormais, ayez du respect envers les animaux  domestiques en ne les maltraitant plus.
Par   Terre des Jeunes RDC.


 
LA GESTION DE DECHETS DOMESTIQUES: UN DEFI DANS LA CITE D’UVIRA

La gestion de déchets dans la cité d’Uvira pose d’énorme problème d’évacuation. Le temps qui s’écoule entre le conditionnement sur le lieu et l’évacuation  varie entre 2 à 4 jours en moyenne et cela contribue négativement sur le plan esthétique de la cité. Un étranger qui passerait pendant ces jours de conditionnement pourrait penser  que  rien n’est fait alors que  les efforts sont faits dans le domaine d’évacuation.  Les poubelles installées par le PASS disparaissent une après l’autre alors que c’était déjà un bon départ

    Le chef de cité d’Uvira pourrait mettre dans son agenda de 2013 la question de déchets comme une priorité car il ternit l’image de la ville en devenir, surtout à la porte de la capitale du Burundi.  La cité d’Uvira est la vitrine de la RDC, l’une de neuf portes d’entrée, cité portuaire et très dynamique en terme d’échanges commerciaux...

    Le chef de cité devrait prendre de décisions en rapport avec la gestion de déchets car la loi portant principes de la gestion de l’environnement en RDC promulgué en juillet 2011 lui ouvre cette perspective.  Avant toute action la cité peut demander l’assistance de l’ISDR-Uvira  (Institution publique) pour mener une étude sur la quantification, leur nature ou catégorie  et les sources potentielles  de déchets afin de dégager une portefeuille de stratégies d’intervention qui se conscrit dans le long terme. Avec le principe de pollueur-payeur, cela permettrait de définir les responsabilités et la gestion durable des déchets dans la ville d’Uvira en devenir.

Enfin, la gestion des déchets figure parmi les problèmes de santé publique le plus important que la nouvelle ville va devoir faire face. Les rivières et le lac restent les dépotoirs  finaux de tous les déchets de la cité, or quand il n’y a pas d’eau de la REGIDESO, c’est le lac et les rivières qui sont les sources d’approvisionnement.

Par John&Joël (étudiants).

 





05 mai 2012

LES MOIS D' AVRIL ET DEBUT MAI 2012: '' EXEPTIONNELLES MAIS AVEC DES DEGATS''.

(Inondation des maisons suite au débordement d'un petit ruisseau''Narumanga dans la cité d'Uvira)
(La route N°5 Uvira-Bukavu coupée par la pluie)
La fin du mois d'Avril et début Mai sont caractérisés par des pluies dont la plupart seraient bénéfiques à l'agriculture. Malheureusement, pour certains agriculteurs c'est une bénédiction et pour d'autres une malédiction. Des champs ont été inondés suite aux pluies. D'ailleurs une partie de la route nationale N°5 a  été emporté, causant le manque de communication entre la cité d'Uvira et la plaine de la Ruzizi.
Plus de 235 champs ont été inondés mettant actuellement certains ménages dans une insécurité alimentaires.
Généralement, le mois d'avril est caractérisé par la fin de la pluie et début de la saison sèche. Cette année c'est le contraire.

12 mars 2012

VINGT TROIS DECRETS ET EDITS DE COMPLEMENT POUR L’APPLICATION EFFECTIVE DE LA LOI N°09 DU 16 JUILLET 2011

   Résumé de ce numéro 17 du 5 mars 2012, 7e année.

   Ce numéro met l’accent sur la nouvelle loi portant principes fondamentaux sur la protection de l’environnement en RDC en dégageant les lacunes qu’il faut combler.

  En plus il attire l’attention sur les  dégâts que les pluies de décembre 2011 et janvier 2012  ont causé dans la cité d’Uvira et la négligence des hommes politiques congolais ( Au niveau de la province) sur la protection de l’environnement.
Enfin, le dernier article aborde la question de déchets à la lumière de la nouvelle loi  portant principes fondamentaux pour la protection de l’environnement.

   Promulguée par le chef de l’Etat le 16 juillet 2011, la loi portant principes fondamentaux pour la protection de l’environnement en RDC est un instrument juridique qui s’accorde avec les  conventions et traités internationaux que la RDC est signataire.  Cette loi pose 7 principes directeurs de la gestion durable de l’environnement en RDC. Ces principes sont :
1) principe de développement durable, 2) principe de précaution, 3) principe de prévention et de correction, 4) principe d’information et de participation du public, 5) principe de pollueur payeur, 6) le principe de coopération entre les Etats en matière de l’environnement et enfin 7) principe d’intégration.

  Cette loi s’article sur 89 articles dont 23 nécessitent des lois complémentaires ( Edits et décrets). Ces réglementations touchent les matières sensibles, comme l’étude d’impact environnementale, le modalité d’accès à l’information par la population, les sanctions contre la mauvaise gestion des déchets domestiques (Edit), etc.   Quoi que cette loi soit une avancée importante pour la protection de l’environnement, l’absence ou le retard de ces 23 décrets et édits risques de porter atteinte à la gestion durable de l’environnement. Le principe d’intégration sera sans doute violé par le législateur car les études d’impacts sont importantes pour être intégrées dans les politiques et actions des mises en œuvre.
Il est important de souligner que la mauvaise gestion de déchets est sévèrement sanctionné par cette loi.
A titre d’illustration:
«  Est punie d’une servitude pénale de six mois à trois ans et d’une amende d’un million à vingt cinq millions de francs congolais ou de l’une de ces peines seulement toute personne qui transporte, dépose, abandonne, jette ou élimine des déchets industriels, artisanaux, médicaux, biomédicaux ou pharmaceutiques en violation des dispositions de la présente loi et de ses mesures d’exécution. »

Si la loi est sévèrement appliquée, la gestion durable de l’environnement en RDC sera effective. L’impunité doit céder la place à l’imputabilité. Sans le bâton du législateur par l’entremise de cours et tribunaux, quoi que nous ayons des lois biens élaborées, les résultats de terrain seront médiocres et décevants. La gestion de l’environnement ne doit pas se limiter sur la promulgation de textes légaux seulement mais faudra-t-il que leur application soit effective sur terrain.
Enfin, la vulgarisation de cette loi par l’Etat et ses partenaires doit être effective car aussi long temps qu’elle ne sera pas connu par les citoyens et les personnes habilitées à l’appliquer, cela sera une entorse à la protection de l’environnement. Tunza mazingira croit à la capacité de l’Etat  à s’acquitter de sa responsabilité; celle de rendre les lois à la place publique.

QUEL BILAN POUR LES PLUIES DE DECEMBRE 2011 ET JANVIER 2012?

La pluie de l fin de l’année 2011 a porté un coup fatal à la cité d’Uvira et celle de Sange.  Plus de 300 maisons et une centaine de latrines ont été démolies pendant les dernières pluies de 2011. Le bilan est lourd

Selon le rapport des acteurs du sous cluster WATSAN d’Uvira, on avait enregistré  331 maisons, 263 latrines, 7 écoles  détruites et 872 maisons inondées dans les 14 quartiers de la cité d’Uvira.  Pour la destruction de maisons, le quartier Kabundula était le premier avec 73, pour les latrines détruites, le quartier Rombe 2 avec  49, pour les écoles détruites, le quartier Songo enregistré 3 écoles. Pour les maisons inondées, c’est le quartier Kabindula avec 92 maisons ( Voir rapport de Monitoring 2011, ADECOP&VM)
 En général, toutes les maisons détruites étaient en briques dobes . Aussi, ce sont des maisons qui étaient situées en mauvais endroits ). La construction anarchique et l’insuffisance de canaux d’évacuation des eaux de pluies sont parmi les facteurs causaux.  Alors que l’on se bat contre la pauvreté,  la pluie arrache encore les petites économies épargnées. Pour les spécialistes, la perturbation du climat est une de causes de ces problèmes. Les pluies de la fin de l’année 2011 étaient courtes mais d’une grande intensité. Les trois dernières années étaient d’ailleurs moins pluvieuses , mais l’année 2011 et 2012 semble être plus pluvieuses… Attention,, construisons dans les endroits appropriés.  Clément K (ADECOP asbl).

 LE PLAN D’ACTION PRIORITAIRE ( PAP) 2011-2015 DU SUD-KIVU NÉGLIGE LE PILIER ENVIRONNEMENT.

Après plus de  5 ans, le  document de Stratégie pour la  Croissance et la Réduction de la pauvreté (DSCRP) de la RDC avait presqu’ile la protection de l’environnement parmi les cinq piliers. Maintenant le DSCRP de la nouvelle génération en tient compte.
  Le  pilier ‘’Dynamique communautaire a été remplacé par la protection de l’environnement. Cette intégration claire permettra au pays de tirer une attention particulière sur la protection de l’environnement.  D’ailleurs, il faut reconnaitre l’avancée très important sur le plan juridique avec la promulgation de la loi portant principes fondamentaux sur la protection de l’environnement en RDC (voir  page 1). Au niveau provincial, le PNUD a appuyé le gouvernement provincial pour l’élaboration du  plan d’action prioritaire, en abrégé PAP. L’horizon de ce PAP Sud-Kivu  est de 2015, soit une planification quinquennale (2011-2012). Cette vision stratégique de la province du Sud-Kivu est à encourager. Cependant , par rapport au domaine de l’environnement, l’engagement provincial est de façade au regard de problèmes environnementaux que connaît la province du Sud-Kivu.
           Dans le PAP, le pilier environnement s’intitule ’’Protéger l’environnement et la lutter contre le changement climatique’’, il est regrettable de constater qu’il y a trop peu d’action liées à l’adaptation au changement climatique à base communautaire, sachant que la population de la province est très pauvre (Profil de pauvreté, PNUD 2009) et qu’elle sera incapable de développer les stratégies de résiliences afin de s’adapter au changement climatique déjà ressenti dans la province.. La pauvreté de la population est un facteur important de leur vulnérabilité au changement climatique. Deux éléments permettent de comprendre ce problème: 1) le montant accordé au pilier environnement et 2) les programmes d’action.
Pour ce qui est du budget, le pilier environnement reçoit 1,3% du budget provincial pour 5 ans. En plus, la contribution de la province est de l’ordre 0,1%, le gouvernement central 0,4% et le montant à rechercher est de l »ordre de 0,9%. Ni la province, ni le gouvernement central, aucun n’est prêt pour investir pour l’environnement au Sud-Kivu. N’est-ce pas un engagement de façade?  On ne gère  ni ne protège pas l’environnement avec les discours.
  Pour le programme d’action, le pilier environnement repose sur 41 actions regroupées en 7 lignes d’action.  Pour la sensibilisation de la population, le PAP accorde 60 000$USD pour 5 ans et pour la vulgarisation de foyers améliorés 250 000 $USD. Tous ces montants minimes sont à rechercher. Donc, les gouvernements central et provincial ne prévoient rien. Pour la vulgarisation de textes légaux, 250 000$USD y  sont affectés, mais 200 000 $USD  est à rechercher. Encore, les gouvernement central et provincial accordent 50 000 $USD pour 5 ans. Quel engagement de façade ! Voilà une matière à réflexion. Les organisations de la société doivent  se mobiliser pour mener des actions de plaidoyer afin d’ajuster le PAP et que le pilier environnement puissent contribuer à l’objectif 7 des OMD (objectifs du Millénaire pour le développement).
Par Clément K&Fidèle (ICOS Baraka).





APRES UN COMBAT DE PLUS DE TROIS ANS, UNE PLUIE EMPORTE TOUT.

     Le site du camps IRSAC est l’un de sites suivis par Tunza Mazingira depuis 2005. Ce ravin est le résultat de l’urbanisation sauvage qui menace la cité d’Uvira. Les eaux qui coulent dans ce ravin proviennent dans le quartier Mulongwe, où les maisons d’habitation sont construites sur des pentes raides et d’une manière anarchique. Le dit ravin est situé dans l’avenue Bas Congo et transporte l’eau à travers un canal dans l’avenue 4 janvier, qui malheureusement, est déjà trop petit pour évacuer toutes les eaux pendant la saison de pluie. Le quartier Mulongwe surplombe la cité d’Uvira.

   La population du camps IRSAC avec celle de l’avenue bas Congo avait,; pendant trois ans (2007 à 2010)  travaillé dur pour stabiliser ce ravin car il menaçait déjà leurs  parcelles . Malheureusement, les pluies de Novembre et décembre 2011 ont démoli tout, laissant le site à nu. Il faut par ailleurs reconnaître que les travaux entrepris étaient de dépannage car ce ravin , actuellement, aurait été transformé en canal d’évacuation d’eau de pluie, construit en matériaux durables.
   Les murs  en béton et les gabions ne sont pas de solutions durables, mais simplement des actions de réduction de menace. Comme les maisons d’habitation continuent d’être construite sur la colline, pendant la saison de pluie, les dégâts seront toujours enregistrés en aval. Tous les efforts de stabilisation du sol en aval n’est qu’une perte de temps et d’argent… L’action durable consiste à construire un canal en matériaux durable comme celui construit derrière l’hôpital général d’Uvira afin de résoudre une fois pour toute le problème.
   Signalons aussi que toutes ces terres emportées vont vers le lac Tanganyika, et cela contribue à l’augmentation de la sédimentation du lac, problème qui porte atteinte à  la biodiversité aquatique et la dégradation du littoral du lac.
La prochaine pluie va devoir causer d’autres dégâts sur ce site et renforcer encore le problème de ravinement dans cette avenue (Bas Congo).
  Pour sa part, Tunza Mazingira recommande aux chefs d’avenues et des quartiers (Quartiers Mulongwe et Rombe I)  sous l’égide du chef de cité, l’urbanisme et habitat et le cadastre de discuter afin de définir des stratégies communes pour stabiliser ce site.
      Enfin, les propriétaires de parcelle, occupant de la colline,  devraient être sensibilisés sur les problèmes que causent  leur parcelles et maisons à l’environnement. La solution existe, mais elle coûte énormément cher.
Voila pour quoi les services de l’urbanisme et le titre foncier devraient réfléchir deux  fois avant d’octroyer une parcelle. La construction anarchique est le résultat d’une distribution anarchique de parcelles par les services spécialisés de l’Etat.

Par Clément Kitambala.

QU’EST-CE QUE LE DÉCHET?


 Tout le monde peut se demander cette question ou peut donner sa définition du concept déchet, mais désormais, en RDC, ce concept a un sens bien précis et bien catégorisé. Selon l’article 2 de la loi n°09 du 16 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement donne une définition claire et précis. Est désigné comme déchet tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toutes substance solide, liquide ou gazeux, matériaux ou produit ou plus généralement, tout bien meuble éliminé, destiné à être ou devant être éliminé en vertu des lois et règlements en vigueur.
Cette loi catégorise les déchets en 4 familles dont 1) les déchets biomédicaux et de soins de santé, 2) les déchets industriels, 3)les déchets domestiques et 4) les déchets dangereux.

       Il est important de souligner que de toutes ces catégories de déchets, celle les déchets domestiques n’a pas encore de mesures de sanction. Il faudra un édit au niveau de la province ou des Entités territoriales Décentralisées (ETD) pour fixer les sanctions (les amandes et peines). Pour les autres formes de déchets ( A part les déchets dangereux), ils sont punissable d’une servitude pénale allant de 6 mois à 3 ans et d’une amande variant entre 1 million (1000 000 FC) à Vingt cinq millions de franc congolais (25 000 000 FC)-Voir l’article 76.
     Pour les déchets dangereux, la peine prévue par la loi varie entre 5 à 10 ans de servitude pénale et d’une amande allant 100 millions à 250 millions de franc congolais (Article 75). Toutes ces sanctions peuvent contribuer à la protection de l’environnement si elles sont appliquées. L’impunité sera un blocage à l’application de ces peines, et par ricocher, ne pourront jamais contribuer à la protection de l’environnement en RD Congo.

Que faire ?

  Tunza Mazingira recommande aux députés provinciaux de légiférer au plus vite la gestion des déchets domestiques afin de contribuer à la gestion rationnelle des déchets dans nos villes et cités.
ACODI et les autres acteurs du domaine de ’assainissement du milieu doivent mener de plaidoyer pour que l’édit portant gestion des déchets domestiques soit promulgué au niveau de notre province ( Sud-Kivu).

Gendane M (Vision Mazingira)


INVESTIR DANS LA FEMME RURALE POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ.

« Investissons dans les femmes rurales, éliminons les discriminations dont elles sont victimes en droit et en pratique, veillons à ce que les politiques répondent à leurs besoins, garantissons leur le même accès aux ressources qu’aux hommes et accordons-leur un rôle à jouer dans la prise de décisions. 

En contribuant de manière déterminante aux économies mondiales, les femmes rurales jouent un rôle crucial dans les nations développées comme en développement : elles renforcent le développement agricole et rural, améliorent la sécurité alimentaire et peuvent aider à réduire les niveaux de pauvreté au sein de leurs communautés.
Dans certaines parties du monde, les femmes constituent 70% de la main-d’œuvre agricole, comptant pour 43% des travailleurs agricoles de par le monde.

Source: ONUFEMME.

L’INSALUBRITE AU MARCHE DE MULONGWE: LA CITE DOIT RENDRE  COMPTE ?

   Construit par le PAIDECO/CTB, le bac à ordure  du marché de Mulongwe est rempli des déchets mais leur évacuation pose de problème à ce jour. Le responsable du marché avait confié au bulletin Tunza Mazingira qu’ il lui est difficile d’évacuer ce déchet faute de moyen financier. Répondant à la question de savoir comment l’argent des taxes du marché est reparti, il a répondu que rien n’est affecté pour l’évacuation de ces déchets.

  Sur le plan de la santé publique, la situation de ce bac de déchets contribuerait à la propagation des maladies de mains sales dans le quartier Rombe 2. Tunza Mazingira interpelle l’autorité de la cité de prendre en compte le coût d’évacuation des déchets au marché Mulongwe  dans les dépenses courantes de la cité, car ne pas le faire, c’est une violation de la nouvelle loi portant principes fondamentaux relatif à la protection de l’environnement en RDC.

Clément&Gabi (Vision Mazingira, Uvira).

04 novembre 2011

FLASH MAZINGIRA: UNE LOI DONT IL FAUT IMPERATIVEMENT LIRE.

LA LOI N°11/009 DU 9 JUILLET 2011 AU SECOURS DE L'ENVIRONNEMENT EN RDC?
Publié au journal officiel le 16 juillet 2011, la loi portant principes fondamentaux relatifs à la protéction de l'environnement a été promulguée par le président Joseph KABILA (RDC) le 9 juillet 2011. Cette loi de 89 articles repartis en 9 chaitres, pose des fondements solides pour la gestion de l'environnement en RDC si seulement elle est appliquée. Sept principes universels de la protection de l'environnement en accord avec les conventions internationales ratifiées par la RDC donnent le socle de ces articles. En résumé, les principes sont les suivants:

1. Le principe du développement durable.
2. le principe d’information et de participation du public au processus de prise des décisions en matière d’environnement;
3. Le principe d’action préventive et de correction ;
4. Le principe de précaution
5. Le principe de pollueur payeur ;
6. Le principe de coopération entre Etats en matière d’environnement ;
7. Le principe d’intégration.
Pour une application effective de cette loi, 24 articles doivent être completés par 23 décrets délibérés en conseil de ministre et 1 au niveau de la provinces et des entités territoriales décentralisées.
Pour la question de déchets, la dite loi est plus explicite et propose des sanctions sévères aux destructeurs de l'environnement.
(Dépotoir du marché débordé)
Poubelle Publique installée à Uvira

L'Etude d'Impact Environnementale et Social, ainsi que l'audit environnemental sont des outils de preventions spipulés clairement par la loi.
 
Au regard de certaines lacunes que présente cette loi, il est important que les acteurs de développement du secteur de l'environnement de méner de plaidoyer pour la promulgation de ces 24 décrets au plus tôt que possible afin que la loi soit appliquée effectivement. Dans le cas contraire, cette loi ne servira à rien pour la protection de l'environnement en RDC.
 
Clément KITAMBALA

VISION MAZINGIRA EN ACTION
Membre du Forum Mazingira et coéditeur de Tunza Mazingira, Vision Mazingira est une organisation non gouvernementale oeuvrant à Uvira dans l'éducation environnementale en collaboration avec ADECOP et Terre des Jeunes. Active actuellement dans la sensibilisation à la gestion des déchets ainsi que l'évacuation des déchets en collaboration avec les quartiers Rombe I, II, Mulongwe et Kakombe dans la cité d'Uvira au Sud-Kivu en RDC. Depuis Août à la fin Octobre, 300 tonnes en partenariat avec 500 ménages. La sensibilisation a touché plus de 23 000 personnes dans une cité de 200 000 habitants.
Vision Mazingira lutte, pour cette activité, contre l'insalubrité des rues et fait participer les femmes et les jeunes grâce à l'activité communautaire dite SALONGO.(wwwvisiondurable.blogspot.com).

06 août 2011

LA PECHE DES ALEVINS MENACE LE STOCK DE NDAGALA AU LAC TANGANYIKA


Alevins pêchés. ce tas represente 1 kg.
Après dénombrement, 43 000 alevins ont été trouvés.

Après un monitoring environnemental rigoureux de l'équipe de Tunza Mazingira, le bilan de trois mois de la pêche dans deux sites du Nord-Ouest du Lac Tanganyika dans la cité d'Uvira est alarmant: plus  de 234 bassins d’alevins pesant 35 kgs ont été pêchés à la plage de Mulongwe entre Mai à la fin du mois de juillet 2011. Cela représente plus de 8190 kgs d’alevins (8,19 tonnes d’alevins pêchés), soit plus de 2817,36 tonnes de Ndagala adulte de perte pour cette année. C’est plus qu’un ECOCIDE, n’est-ce pas ? La pêche des alevins est un des maux qui ménace la biodiversité du lac Tanganyika. Tunza Mazingira dit HALTE A LA PECHE ET LA CONSOMMATION DES ALEVINS CAR ELLE DETRUIT LA BIODIVERSITE DU LAC TANGANYIKA.

SOMMAIRE


Page 1. Editorial
Pages 2-3. Plein feu sur la CGBLT et Projets verts en marche.
• PRODAP et le CAP cité d’Uvira veulent planter plus de 100 000 arbres dans la cité.
• WWF-Uvira: des émissions radios pour sensibiliser la population de la cité d’Uvira.
• Insalubrité dans la cité d’Uvira.
Pages 4-5. Dossier : La RDC doit respecter la convention sur la biodiversité du lac Tanganyika.
Pages 5-6. Au coin de la recherche-action: ‘La consommation et la pêche des alevins dans la cité d'Uvira.''
Page 6. Points de vue : Et si le PAIDECO/CTB le savait ?
Pages 6- 7. Parole du législateur congolais
• Le feu de brousse dans le code forestier
• L’extrait du décret de 1937 sur la pêche en RDC.
Page 8 : Parole du législateur et l’insalubrité dans la cité d’Uvira.

EDITORIAL
La saison de pluie approche à grand pas, une opportunité pour démontrer notre engagement pour l’environnement par la plantation d’arbre dans notre cité d’Uvira, dans les bassins versants des rivières Kalimabenge, Mulongwe et Kigongo.
La plantation d’arbres pourra contribuer à la creation d’un micro climat local. Des journées chaudes devront être très fraiche et douce grace à l’ombrage que les arbres pourront créer. Un tel climat doux est celui rêver par le CAP cité d’Uvira du PRODAP/RDC qui se fixe une mission noble: planter des arbres dans la cité d’Uvira!
Au lac Tanganyika, la pêche des alevins bat record. Tunza Mazingira a enregisté depuis le mois de Mai à juillet plus de 235 bassins d’alevins pêchés, or un bassin pèse plus de 35 kgs et 1 kgs d’alevins a 43 000 poissons. Face à une situation pareil, c’est un ecocide qui se commet au lac Tanganyika au vu et au su de tous. Tunza Mazingira dit: HALTE A LA PECHE ET CONSOMMATION DES ALEVINS CAR ELLES DETRUISENT LA BIODIVERSITE DU LAC TANGANYIKA.
Au détenteur du bâton du legislateur, c’est plus que jamais le moment de punir ces écocidaire!
Rédaction.

PRODAP et ses CAP en œuvre !

Lancé dans le cadre de l’Autorité du lac Tanganyika, PRODAP/RDC (Projet d'appui au programme régional d'aménagement intégré du lac Tanganyika) rentre dans le cadre de la convention de la gestion durable du lac Tanganyika. Pour réaliser ses objectifs, le PRODAP est articulé autour de quatre composantes : le renforcement des capacités institutionnelles, l'aménagement des pêches et la protection de l'environnement, les infrastructures rurales et développement local. Selon ses stratégies, PRODAP travaille actuellement avec 12 comités d’accueil du projet (CAP) dont 6 CAP dans la province du Sud-Kivu (2 CAP en territoire d’Uvira et 4 CAP en territoire de Fizi) et 6 autres CAP dans la province de Katanga, précisément dans le Nord-Katanga. Le PRODAP couvre le littoral du lac Tanganyika, de Kilomoni à Moba.

Pour le CAP de la cité d’Uvira, une des activités environnementales d’envergure est la plantation de plus de 100 000 arbre d’ombrage et ornementale dans la cité d’Uvira dont la campagne de plantation doit commencer au début de la saison de pluie (en septembre). La stratégie du CAP cité d’Uvira sera développée avec l’appui des chefs d’avenues et de quartiers pour la plantation d’arbre dans toute la cité. Il semblerait que le mot d’ordre sera : ‘’pas de parcelle sans arbre !’’.

Tout le long de la route principale RN5, les arbres d’ombrage seront plantés afin de rendre la cité d’Uvira plus verte qu’elle n’a jamais été. Cela favorisera, a déclaré le président du CAP cité d’Uvira Jean Claude BATACHOKA, un bon climat local.

Les arbres à planter sont ceux connus par la population d’Uvira, notamment le flamboyant, le tamarinier, la pomme, etc. Préparez-vous à la saison de pluie d’ici septembre, car les arbres seront distribués gratuitement à la population !

Pour le CAP cité d’Uvira, la campagne de septembre va pouvoir mobiliser toute la population de la cité d’Uvira pour la plantation d’arbres. Actuellement, 49 plates bandes de germoir sont couvert par les plants en germination qui attendent pour être repiqués dans les pépinières. Comme l’a affirmé le président du CAP cité d’Uvira, ‘’la réussite de cette activité de plantation d’arbre dépend de l’implication active de la population.’’
Bientôt la cité d’Uvira sera une cité verte où l’air sera plus pur ! Tunza Mazingira souhaite une bonne réussite pour cette activité d’envergure dont le CAP cité d’Uvira du PRODAP s’est assigné de réaliser. Dans 5 ans, la cité sera plus verte.

COUP D’ŒIL SUR LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT.

LES PRINCIPES DIRECTEURS DE LA CONVENTION SUR LA BIODIVERSITE DU LAC TANGANYIKA

L’article 5 de la convention sur la gestion durable du lac Tanganyika établit des principles directeurs relatifs à la gestion des resources naturelles du lac Tanganyika. Ces resources, dit la convention, doivent être protégées, conservées, géréees, et utilisées pour un développement durable pour répondre de façon equitable aux besoins des generations actuelles et futures. Les principes ci-après doivent être appliqués:

1) Le Principe de précaution (prendre de mesures preventives pour éviter les consequences néfastes au cas où les incertitudes scientifiques existent au sujet d’une activité dans un des pays contractants),

2) Le Principe de pollueur-payeurs (Les coûts de la prevention, du contrôle et des mesures de reduction de la pollution sont à la charge du pollueur),

3) Le Principe d’action preventive (Des mesures doivent être prises afin d’empêcher l’apparition d’impacts préjudiciables à l’environnement du lac),

4) Le Principe de participation (les personnes naturelles, physiques et les communautés riveraines concernées et affectés doivent Pouvoir pour participer, à un degré approprié, aux processus de prise de décision et à la gestion des activités qui affectent l’environnement du lac, avoir accès aux informations possédées par les pouvoirs publics concernant l’environnement et aux procedures judiciaires et administratives qui leur permettent d’exercer effectivement leurs droits).

5) Le Principe de partage équitable des benefices (Les communautés locales sont autorisées à prendre part des benefices tires des resources naturelles locales).

6). Le lac Tanganyika, ses installations, infrastructures et les travaux qui y sont lies devront être utilisés à des fins pacifiques en accord avec la charte des Nations Unies et ne devront pas être violés en temps de conflit armé international ou national.

WWF-Uvira : tous les acteurs de l’environnement sont invités à participer aux émissions radios d’information et éducation environnementale !


Pour la chargée de communication du WWF-Uvira/PBL, les conventions signées avec les radios communautaires locales pour les émissions sur l’environnement, est un pas très important pour la sensibilisation. Pour certaines radios de la place, les émissions sur l’environnement n’existaient pas et pour d’autres, il en existait mais n’étaient plus dynamiques, d’où la création de nouvelles émissions et la redynamisation de celles qui existaient. Désormais on peut suivre les émissions sur l’environnement chaque semaine sur trois radios communautaires différentes avec la rediffusion.

Les radios en question sont la MITUMBA, la RTNC et le Messager du peuple. Pour chaque radio, l’émission est en swahili pour une durée de 30 minutes. Au total, chaque radio a une charge horaire de 60 minutes par semaine, soit 240 minutes par mois (4 heures). Pour les trois radios, ce sont 12 heures d’émissions par mois. C’est formidable ! Les émissions ont les titres suivants :
1) Raiya na Mazingira pour la radio le messager du peuple. Cette émission sera diffusée chaque Mardi à 9heure et rediffusée le dimanche à 12heures.
2) Ukingo wa mazingira pour la Radio Télévision Nationale du Congo (RTNC) qui sera diffusée chaque mardi à 19heures et vendredi à 17heures.
3). Makala ya Mazingira pour la radio communautaire MITUMBA qui sera diffusée chaque mercredi et vendredi à 5 heures.
WWF-Uvira va aussi lancer un Bulletin d’information en français pour informer la population d’Uvira sur la gestion durable de leur environnement. Des vecteurs d’information seront aussi conçus pour renforcer la diffusion de l’information sur l’environnement. Si ces outils sont très bien utilisés et les programmes de radios bien montés avec des informations pratiques, la population d’Uvira ne pourra plus se plaindre ! L’information est la clé du changement de comportement si elle est convaiquante et persuasive. Voilà le conseil que Tunza Mazingira donne à tous les animateurs de ces émissions sur l’environnement.

Pour la chargée de communication de WWF-Uvira, ces émissions sont ouvertes à tous leurs partenaires et les acteurs de l’environnement du territoire d’Uvira. Donc, portes des émissions sont ouvertes à tous et pour tous.
C’est avec la participation de tous que notre environnement sera bien géré et protégé, mais dans le cas contraire, nous allons périr ensemble.

L’INSALUBRITE CONTINUE A TERNIR L’IMAGE LA CITE D’UVIRA ALORS QUE PAIDECO AVAIT OCTROYE DES MOTOS D’EVACUATION DES ORDURES AUX DIFFERENTS QUARTIERS !

Après avoir construit les bureau de quartiers de la cité d’Uvira, le PAIDECO, programme soutenu par la cooperation belge a octroyé des motos à trois pneus aux 14 quartiers de la cité d’Uvira. Pour quatre quartiers, une moto a été octroyé pour l’évacuation des ordures et déchêts.

Contacté par le bulletin Tunza Mazingira, certains chefs de quartiers deplorent qu’à part ces engins, ni le carburant ou lubrifiant n’avait pas été donné pour relancer le travail d’évacuation des ordures/déchêts. Il est difficile, ajoute un chef de quartier, d’engager le conducteur de cet engin faute de moyen financier.

Pour un observateur, les quartiers n’étaient pas prepare stratégiquement ni tactiquement pour cette operation de collecte et evacuation d’ordures dans la cité d’Uvira. Et d’ajouter, il faut une formation à la matière pour aider les quartiers à bien utiliser ces engins au profit de la cité d’Uvira et non de les mettre dans le transport public comme source de revenue du quartier. Que les autorités de la cité d’Uvira s’investissent maintenant pour l’assainissement des quartiers.




Au coin de nos actions

Dans le cadre de la sensibilisation, ADECOP vient de réaliser un documentaire en Swahili (DVD) de 25 minutes sur le genre et l’énergie. Ce film est un support audiovisuel pédagogique pour les Animateurs qui sensibilise sur l’importance de foyers améliorés. Il est accompagné d’un livret pour guide l’animateur.

Ce film a été tourné dans le territoire d’Uvira. Il facilite la comprehension du public sur la cuisson améliorée. L’accent est mis sur la santé humaine et l’environnement (économie de l’énergie). Il sera visualisé publiquement le 15 septembre 2011.

LA RDC RESPECTE-T-ELLE LA CONVENTION SUR LA GESTION DURABLE DU LAC TANGANYIKA?

‘’Ouverte pour ratification en 2000, la convention sur la gestion durable de la biodiversité du lac Tanganyika a été ratifié en 2008 par la RDC. Ce document reste le seul cadre légal existant sur le plan regional (Pour les quatre pays partageant le dit lac). En République Démocratique du Congo (RDC), la législation sur la pêche est inadaptée et obsolète au regard de la réalité actuelle sur la pêche au lac Tanganyika. Avant la ratification, la RDC devrait d’abord se révisiter ses lois sur la pêche en particulier si elles sont conformes à la convention qu’elle devrait devoir ratifiée.

Le lac Tanganyika est l’un des lacs le plus riche en biodiversité au monde. C’est un laboratoire vivant au centre de l’Afrique, disent les chercheurs en hydrobiologie. De part sa profondeur, il occupe la deuxième place au monde après le lac Baïkal. Il héberge plus de 250 espèces de poissons dont plus de 80% sont endémique au lac.

Partagé par quatre pays (RDC, Burundi, Tanzanie et la Zambie), le lac Tanganyika a suscité beau coup d’intérêts pour la diversité de ses poissons commerciaux et ornementaux (surtout pour l’aquarium), mais c’est aussi l’un des lacs dont la biodiversité est actuellement menacée suite aux pressions anthropiques. Les études récentes font état des quatre menaces potentielles, notamment la sédimentation, la pêche destructrice, les pollutions et la destruction des habitats sensibles. A ces menaces il faut ajouter l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes aquatiques, les espèces envahissante, la dynamique de la population et l'activité minière et l'exploration du pétrole.

La RDC face à ses engagements.

La RDC, étant que partie contractante, devrait harmoniser sa législation de la pêche pour se conformer aux obligations de la convention dont elle est signataire, malheureusement cela n’est pas le cas. La législation existante est actuellement dépassée. Le décret de la pêche et la chasse date de 1937.

Les premiers amendements sont intervenus, en ce qui concerne la pêche, en 1957 par le décret du 17 janvier 1957, puis l’ordonnance législative N°52/273 du 24 juin 1958 et un décret du 27 juin 1960. Le décret de 1932 sur les droits Exclusifs sur la pêche est aussi applicable en RDC. L’ordonnance loi N°432/Agri du 26 Décembre 1947 portant le statut et le pouvoir de contrôler le secteur , de la pêche ainsi la réglementation de 1981 interdisant l’usage du matériel électrique, des explosifs et des subsistances nocives sur le territoire congolais et l’ordonnance de 1979, amendée par la réglementation de 1983 déterminant les frais à payer pour l’obtention des permis de pêche sont d’application ou en vigueur en RDC. Au regard de la réalité actuelle, aucune de ces lois ne sont plus vraiment d’actualité ni ne répondent plus à la situation du moment, alors que la RDC est signataire, comme les autres trois pays partageant le lac Tanganyika, de la convention sur la gestion durable de la biodiversité du lac Tanganyika.

Cette convention stupile à son article 7 que les pays contractant puissent harmoniser leur législation de la pêche suivant le code de conduite portant sur la pêche responsable adopté par la conférence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le code pénal qui punit la pêche des alevins n’est pas sérieusement d’application et est méconnue par les pêcheurs et un grand nombre de la population riveraine du lac Tanganyika. Quant au code forestier qui devrait contribuer à lutter contre la sédimentation au lac Tanganyika est non seulement moins vulgarisé, mais aussi moins appliqué par le service de tutelle. Au demeurant, la loi cadre sur l’environnement est aussi inadaptée au regard de la situation environnementale actuelle en RDC alors que c’est elle qui pose les fondements juridiques de base sur les questions de la pollution des eaux et de l’air. La dernière loi-cadre date des années quatre-vingt dix.

Rappelons en passant que, pendant cette législature finissant, deux projets de loi-cadre sur l’environnement ont été mis sur la table de l’assemblée nationale. Malheureusement, cette loi-cadre n’a pas été promulguée

Le violation de droit à l’information.

Nul n’est censé ignoré la loi, dit la constitution de la RDC de 2006. Or l’Etat a l’obligation de rendre la loi accessible, pas à une petite catégorie de la population, mais à la majorité. Mettre le journal officiel à l’internet, c’est vulgariser la loi à une petite categorie des gens, d’ailleurs la plus petite car même parmi les lettrés congolais, un grand nombre n’a pas accès à l’internet et d’autres d’ailleurs ne savent pas l’utiliser. Un intellectuel de Maniema ou de Fizi centre n’en a pas accès et n’en dispose pas.

L’obligation de l’Etat de rendre la loi à la place publique, si elle n’est pas respectée, violera le droit de la population à l’information, droit garanti par la dite convention à son article 16. Cet article est consacré à l'éducation et la sensibilisation du public sur l'importance du lac Tanganyika, malheureusement un grand nombre de population riveraine du lac est moins informée. En plus, cette convention n’est connue que par les chercheurs avisés ( il semble que la majorité des organizations de la société civile d’Uvira ne l’ont jamais vue ni lue !) que par les bas peuples qui vivent de ce lac et qui doivent contribuer à sa protection selon le principe de la participation figuré à l’article 5 portant sur les principes directeurs de la gestion du lac Tanganyika.

Au regard de la convention de la gestion durable de la biodiversité du lac Tanganyika, la RDC doit respecter ses obligations, d’abord vis-à-vis de sa population et en suite vis-à-vis des autres pays contractants, membres de l’autorité du lac Tanganyika.

Ratifiée en 2008, soit 8 ans après , la convention sur la biodiversité du lac Tanganyika reste encore une lettre morte en RDC car aucune loi n’a été adapté, surtout en rapport avec la pêche, afin de se conformer aux exigencies de cette convention. Le code forestier qui devrait contribuer à la protection de bassins versants Ouest du lac Tanganyika pour le lutter contre le déboisement, est moins ou pas appliqué.

Pour la législature prochaine, il faudra des hommes politiques légalistes et patriotes afin de respecter les engagements pris envers les autres Etats et envers leur population, le souverain primaire et détenteur du pouvoir démocratique, c’est à cette condition que la convention de la gestion durable de la biodiversité du lac Tanganyika peut être respectée par la RDC.


RECHERCHE-ACTION

LA CONSOMMATION ET LA PECHE DES ALEVINS DANS LA CITE D’UVIRA

La pêche et la consommation des alevins présentent un énorme danger sur la pêche au lac Tanganyika car elles contribuent à l’épuisement de ressources halieutiques, surtout des espèces commerciales et abondantes de ce lac. Le Ndagala (Stolothrissa Tanganicae), non seulement il est abondant, mais aussi c’est l’une des espèces endémiques du lac Tanganyika. C’est aussi la plus consommé par plus de 90% de population, car il représente plus de 70% de captures. Dans 20 grammes des alevins de Stolothrissa Tanganicae (Ndagala ou Karumba) et Limnothrissa miodon (Lumbu), on a dénombré en moyenne 860 alevins, soit 43 000 alevins dans un Kilogramme (Resultat de la recherché-action de Tunza Mazingira, voir rapport de juillet2011 disponible au bureau de ADECOP)
La consommation des alevins et juveniles (Kahuzu) est influencée par le bas prix, la quantité du tas et la saveur. Actuellement, la baisse de la production de la pêche, contribue à l’augmentation du prix des poissons marchands et la diminution de la quantité de tas. Comparativement aux poissons marchant, un tas de 1000 FC pèse en moyenne 250 grammes avec 58 poissons. Or, un kilo d’alevin compte entre 43 000 alevins à 54 430 alevins. En âge adulte, les 43 000 alevins en moyenne (1 Kg) sont capable de produire 741 tas pesant 250 grammes chacun. Le 1 kg d’alevins, en une année, aurait un poids de 344 Kg (Un Ndagala pèse 8 grammes en âge adulte et large de 9 cm). Comprenez que la pêche des alevins est l’une des menaces directes et écocidaires, plus destructrice que jamais. Il faut arrêter cette folie meutrière!

 Sur base d’une comparaison financière, on consomme un tas d’alevin pesant entre 700 à 1000 grammes, acheté à 1000 FC qui pourrait produire 741 000 FC (823$USD), soit une perte de plus de 822 $USD. Cette pêche est plus grave dans la mesure où elle menace le stock de poissons, surtout les poissons dont plus de 90% de la population consomme.

Analyse de connaissance, attitude et pratique de consommateurs et de pêcheurs sur les alevins.

L’aspect de CAP (Connaissance, Attitude et Pratique) de la population et de pêcheurs a porté sur les raisons qui poussent à la pêche des alevins et à leur consommation. L’étude a porté sur 7 sites dont Kalundu, Kilibula, Kimanga, Mulongwe, Kasenga et Kilomoni. Il se dégage de cette étude que les raisons majeures de la pêche et consommation des alevins sont :

1) Pour les pêcheurs : La pêche des alevins demande un investissement très faible (allant de 2000 à 10 000 FC). Cet argent permet d’acheter le filet moustiquaire, généralement un rideau. Il n’y a pas besoin d’avoir un permis de pêche. En ce qui concerne le marché de ces alevins, le prix est bas et ces poissons sont achetés par les populations à faible revenu. Cette pêche est généralement de survie. Il est important de savoir que la vente ne se fait pas dans les marchés, mais dans des quartiers éloignés de la route principale pour éviter d’être appréhendé par la police.
En ce qui concerne le danger d’être appréhendé par les agents de l’Etat, cette pêche se pratique très tôt matin 4h à 5h30 pour échapper aux services de l’Etat. La majorité des pêcheurs sont des personnes sans emploi. C’est soit un ancien pêcheur au chômage ou un amateur de la pêche. L’âge minimum des pêcheurs des alevins est de 28 ans, quoi que certains approchent le quarantaine. Les lieux privilégiés de la pêche des alevins sont : les roseaux et les confluents des rivières. Les pêcheurs savent que la loi interdit cette pêche, mais ils ne connaissent pas les raisons valables de cette interdiction. La connaissance de la loi sur la pêche avec les sanctions ne sont pas suffisamment connu par ces pêcheurs.
2) Pour les consommateurs, il se dégage que les raisons de la consommation des alevins sont plus économiques d’ordre économique, culturel et social. Les volumes du tas et le bas prix sont les deux facteurs de l’achat de ces poissons. Cela est influencé actuellement par la rareté de poissons au lac Tanganyika, car certains poissons sont exclusivement à la portée de riche : le Mikeke (Nom scientifique ????) par exemple. Sur le plan culturel, les alevins (Mugala) est un signe d’abondance, un don divin. Cette conception erronée est à la base de la consommation de poissons interdite. Enfin, les ménages apprécient énormes le goût de ces alevins. Il se remarque qu’il y a des mythes anciens véhiculés par la culture des peuples pêcheurs. Cependant, à l’époque la pêche était réglementée par les normes coutumières au point que l’impact n’était pas négatif.
En plus, les ménages enquêtés dont la majorité sont pauvres ont déclaré que ces alevins coûtent bon, mais pas plus bon que les ndagala. Les manages na savent pas que la loi punit les consommateurs des produits prohibés de la pêche, notamment les alevins.
Il se dégage de cette étude que l’ignorance de la loi sur la pêche des alevins est un des facteurs qui influencent d’une part la consommation des alevins et d’autres part le faible pouvoir d’achat de ces ménages, généralement vivant dans des conditions d’extrême pauvre.

Enfin, il est important de signaler que plus de 234 bassins d’alevins pesant 35 kgs ont été pêchés à la plage de Mulongwe entre Mai à la fin juillet 2011. Cela représente plus de 8190 kgs d’alevins (8,19 tonnes d’alevins pêchés), soit plus de 2817,36 tonnes de Ndagala adulte de perte pour cette année. C’est plus qu’un ECOCIDE, n’est-ce pas ?

POINTS DE VUE


Si PAIDECO/CTB l’ignorait, l’autorité locale ne l’ignore pas du tout, car tout celui qui a vecu à Uvira dans les années passées, soit 20 ans avant, connaît les dégâts sans vergogne que la rivière Mulongwe cause à la population du quartier Rombe II dans l’avenue Munanira. Comme d’habitude, la rivière Mulongwa a déjà rasé pas mal des maisons qui entouraient son lit ( en bas du pont), mais comme si la rivière s’est completement endormie, un joli bureau du Quartier Rombe II se dresse sans aucune mesure de protection dans le lit de la rivière Mulongwe (Avec d’autres maisons d’ailleurs ). Un investissament de valeur pourra bien se volatiliser quand cette rivière de desolation fera volte-face contre tous les occupants du lit de son passage. PAIDECOP allait mesurer le risqué de construire dans une zone à haut risqué d’inondation. Est-ce le développement durable? Dieu seul reste le maître du temps et de pluie pour nous être temoin dans les années à venir. En étudiant l’historique de cette rivière, on ne devrait pas bâtir cette joilie maison à cet endroit car c’est dans le chemin de l’eau. Quand la nature se déchaîne, c’est la desolation qui s’ensuit toujours, et la Mulongwe en a toujours été une rivière têtue et de desolation.

Ce n’est pas seulement PAIDECO qui a oublié la bonne place, mais aussi la population et ses dirigeants (services d’octroi de terres et d’autorisation de bâtir) qui se sont permis d’autoriser et d’occuper la rive du côté de Kasenga pour ériger de nouvelles avenues là où la Mulongwe passait jadis. Sans aucun dispositif de protection bilogique ou mécanique, la population s’expose au risqué d’inondation.

Les fameux travaux de dragage de la rivière ne sont pas reguliers, et à eux seuls, on ne peut pas se protéger. Nous vous recommandons de planter les arbres le long du lit et reflechissez pour vous protéger! Et si PAIDECOP le savait, aurait-il vraiment construit sur ce terrain?

PAROLE DU LEGISLATEUR CONGOLAIS
‘’LE FEU DE BROUSSE DANS LE CODE FORESTIER ‘’

Articulé autours de 156 articles, le feu de brousse et de forêt occupe 11 articles dont nous vous présentons l’essentiel en ces huit question pour vous permettre de comprendre le chapitre trois du code forestier (Consacré au feu de brousse). Ces 11 articles vont des articles 55 à 64.

1. Qui donne l’autorisation d’allumer le feu de brousse ?

L’article 55 stupile que c’est le gouverneur de province qui fixe, par arrêté pris sur proposition de l’administration provinciale des forêts, les dates et les conditions d’allumage des feux hâtifs.

2. Que doit faire l’administration forestière pour prévenir et arrêté les feux de forêts et de brousse ?

L’administration forestière doit prendre deux mesures importante : 1) Constituer, former et équiper des brigades chargées de la lutte contre les feux, ainsi que de la sensibilisation, de la formation et de l’encadrement de la population locales et 2) créer des postes d’observation dans certaines régions particulière celles menacées par d’incendie (Voir l’article 56).

3. Qu’est-ce qui est interdit de faire en rapport avec le feu de brousse ?

Il est interdit de provoquer ou d’abandonner un feu susceptible de se propager dans la forêt ou dans une brousse. Dans le domaine forestier, il est interdit d’abandonner un feu non éteint. Il est aussi défendu de porter ou d’allumer un feu en dehors des habitations et des bâtiments d’exploitation situés à l’intérieur des forêts.

Toutefois, l’allumage d’un feu pour la fabrication de charbon de bois est autorisé à condition que son auteur prenne toutes les dispositions utiles, pour éviter que ce feu n’échappe à son contrôle et ne se propose dans le domaine forestier (Articles 57 et 58)

4. Où ne peut-on pas allumer le feu de brousse ?

- Dans un rayon de 500 mètres autours des forêts situées dans les savanes ou en bordure de celle-ci.
- En zone de savane le long des routes et chemin qui traversent les forêts classées
- Dans des réserves naturelles intégrales et dans des parcs nationaux où aucun feu ne peut être allumé, sauf pour les besoins d’aménagement (Voir l’article 60).
5. Qui peut éteindre un feu allumé pouvant causer des dommages ?

- Conformément à l’article 63 du code forestier, toute personne constatant la présence de feu incontrôlé dans le domaine forestier est tenue d’en aviser l’autorité locale. Toute personne se trouvant à proximité d’un incendie de forêt a le devoir d’apporter son concours à son extinction.

6. Quelle est la responsabilité d’une autorité locale des conséquences dommageables du feu de brousse ?

- Article 64 stupile que l’autorité administrative locale répond civilement des conséquences dommageables, pour les personnes, les biens, des feux allumés sous son contrôle. Toutefois, sa responsabilité peut être dégagée s’il est établi, pour ce qui concerne le feu hâtif ou précoce, qu’une information préalable suffisante a été faite par affichage ou proclamation et, s’agissant des opérations de lutte contre les incendies, que les dommages résultent d’un cas de force majeure.
7. Qui peut rechercher les infractions forestières ?

- les officiers de polices judiciaires,
- les fonctionnaires assermentés,
- les inspecteurs forestiers,
- les autres officiers de police judiciaires dans leur ressort territorial.
En matière forestière, les agents non assermentés de l’administration chargée des forêts ne peuvent établir que des rapports.
Les associations représentant les communautés locales et les ONG nationales agréée (…) peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction aux dispositions du code forestier et de ses mesures d’exécution, ou une atteinte, selon les accords et conventions internationaux ratifiés par la RDC et causant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs qu’elles ont pour objet de défendre.

8. Quelles sanctions pénales prévoient le code forestier en rapport avec le feu de brousse ?

- Selon l’article 149, Les infractions aux articles 57 à 63 sont punies d’une servitude pénale de deux mois à deux ans et d’une amende de 60 000 à 1000 000 francs congolais constants ou d’une de ces peines seulement.  Source :Loi 011/2002 du 29 Août 2002 portant code forestier

‘’LE DECRET DU 21 AVRIL 1937 SUR LA PECHE’’.

Tunza Mazingira vous livre la legislation de base et en application de la RDCongo sur la pêche. Même si elle est vielle de 74 ans, c’est elle qui régit la pêche.. Quelques articles ont été tires de ce décret pour votre connaissance

Article 57 La pêche est permise sur tout le territoire du Congo belge, sans préjudice de l'application du décret du 12 juillet 1932 relatif aux concessions de pêche…
Article 59 Les indigènes exercent leurs droits traditionnels de pêche, notamment au moyen de barrages, nasses et filets, dans la mesure fixée par la coutume et dans les limites de la circonscription, sous réserve des restrictions du présent décret. Il est interdit de détruire ces installations. Toutefois, si elles entravent la navigation, provoquent l'envasement ou l'ensablement des cours d'eau, ou constituent un danger au point de vue sanitaire, l'administrateur territorial peut les faire modifier ou enlever.
Article 60 La destruction du frai et des alevins, ainsi que la pêche dans les frayères, sont interdites.

COMITE DE REDACTION

Rédacteur en chef: Clément Kitambala, Maquette et mise en page: Clément Kitambala, Collaborateurs:Anita, M, Gabriel K, Gedane, Fikirini, Fifi, Aluma K et Le Blanc.

ET SI PAIDECO/CTB LE SAVAIT?

06 juin 2011

JOURNEE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT CELEBREE A UVIRA

Sous  le haut patronnage du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiers (HCR) et le fonds Mondiale pour la Nature (WWF-Uvira), la journée Mondiale de l'environnement a été célébrée à Uvira sous différentes activités. Au cours de la semaine, les émissions radio ont été réalisée à cette occasion dans différentes chaînes de radio locales.
Le 4 juin, Tunza Mazingira en collaboration avec l'association Terre des Jeunes ont visualisé une projection publique sur la dégradation de l'environnement dans le territoire d'Uvira en général, avec un accent particulier sur la cité d'Uvira.
Les problèmes présentés sont la sédimentation, l'érosion, la construction anarchique, le glissement de terrain et l'abattage des arbres.
 Le 5 juin, la journée a été marqué par l'ouverture de manifestation par le responsable du HCR, le responsable du service de l'environnement, le délégué du coordinateur du projet WWF-Uvira et l'administrateur du territoire d'Uvira qui, à tour de rôle, ont prononcé chacun le discour d'ouverture. Ces discours ont été suivis par la plantation d'arbre symbolique. Après la plantation d'arbres, c'était la visite des stand d'exposition des organisations qui travaillent la protéction de l'environnement.

(Stand Forum Mazingira)
Au total, il y avait 6 stand d'exposion. D'abord, le stand de IMC, une ONG internationale qui travaille dans le domaine de la santé à Uvira, puis le stand de Forum Mazingira ( un réseau de plaidoyer de 15 associations qui travaillent dans l'environnement à Uvira, notamment ADECOP, AFPDE, ACODI, Terre des jeunes, Alerte verte, etc.); le troisième stand était du service de l'environnement, le quatrième stand de EMO Baraka (ONG locale), le cinquième stand de  WWF-Uvira et le sixième stand de ADRA (ONG international, parténaire du HCR dans le cadre de rapatrièment).

La journée s'est clôturée par la projection dans la salle d'un documentaire sur la dégradation de l'environnement dans le territoire d'Uvira.

Avec satisfaction des participants au regard du film qui était très touchant réalisée par l'équipe audiovisuelle du Bulletin Tunza mazingira sous la supérvison du rédacteur en chef, la journée du 5 juin est terminé avec le cocktail. Le 6 juin, l'action s'est poursuivi avec le ramassage des ordures et déchêts dans la cité d'Uvira.

Stand WWF-Uvira



stand service de l'environnement du territoire d'Uvira/sud-Kivu/RDC


administrateur d'Uvira prononçant le discours d'Ouverture